julienbayou
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Le ministère de la crise du logement appelle à voter contre Nicolas Sarkozy
vendredi 4 mai 2007
Le ministère de la crise du logement appelle à voter contre Nicolas Sarkozy
Venez assister avec nous à la soirée électorale Dimanche 6 mai à 18h au 24 rue de la Banque (métro Bourse, 75002)
Le Ministère de la crise du Logement, QG de campagne des mal-logés depuis janvier 2007, constate que les propositions simplistes en matière de logement de Nicolas Sarkozy risquent d’aggraver la crise du logement.
L’élection de l’ancien maire de Neuilly, ville où le taux de logements sociaux est un des pires de France (2,6 %), serait une insulte envers les millions de mal-logés.
Si les propositions faites par le parti socialiste en matière de logement restent sur de nombreux points insuffisantes, le simple fait d’envisager Sarkozy à l’Elysée est pour nous effrayant.
Soutenir la spéculation et la marchandisation du logement social pour ouvrir de nouvelles marges de profits, voilà qui aggravera la ségrégation urbaine, le mal-logement, exposera des millions de ménages au surendettement. Il s’agirait finalement d’accentuer la politique menée depuis 2002 : accélération de la démolition des quartiers populaires HLM, flambée spéculative, baisse des allocations logements, diminution de l’offre de logement sociaux.
Le discours de Sarkozy reste focalisé sur l’accession à la propriété, faisant l’impasse sur la situation des locataires, c’est-à-dire des moins riches des habitants. Ceci démontre bien le désintérêt de ce candidat à l’égard des classes populaires.
Expulsable depuis le 6 avril, le ministère de la Crise du logement figurerait en haut de la liste des premières victimes de « l’état de grâce » sarkozyste. Nous nous attendons au pire et appelons les électeurs à refuser cette explosion des inégalités annoncée.
Nouvel Obs : Dossier sur les bâtiments vides à Paris (25 avril 2007)
Nº323- 2216
SEMAINE DU JEUDI 25 AVRIL 2007
Enquête Les immeubles vides
Personne ne peut plus ignorer la flambée irrésistible des loyers et le prix du mètre carré à Paris. Ni l’épidémie des mal-logés. Reste encore un mystère : le nombre d’immeubles désertés et d’appartements inoccupés dans la capitale. Qui en sont les détenteurs ? Pourquoi ne font-ils pas fructifier leur trésor immobilier ? “ParisObs” a mené l’enquête, scruté les façades, tapé aux portes et interrogé les acteurs de cette niche : les propriétaires et leurs meilleurs ennemis, les squatters.
Rien ne ressemble plus à un immeuble habité qu’un immeuble vacant. Hormis de menus détails. Une façade condamnée. Une fenêtre brisée. Une allure désincarnée. Au détour des rues de Paris, surgissent ainsi des paquebots désertés. Ils frappent d’autant plus l’esprit que la mobilisation des Enfants de Don Quichotte en faveur des sans-abri, a pu donner l’impression d’un Etat détenteur de biens insoupçonnés. Sites oubliés, bâtiments vides ou désaffectés sont alors sortis de l’escarcelle publique. Comme par enchantement. Il en va ainsi des anciens locaux de l’Ena, rue de Buci (6 e ), rachetés par la Ville, et subitement prêts à accueillir un foyer Emmaüs. Ou d’un ex-bâtiment de La Poste, boulevard Saint-Jacques. Des adresses qui alimentent le fantasme de bâtiments inoccupés. Or la vacance, par essence mouvante et éphémère, complique toute tentative de recensement. Conséquence : les données sont lacunaires. Les unes exagérées par les associations militantes (autour de 400), les autres minorées par les pouvoirs publics. Jean-Yves Mano insiste : « Marginale, la proportion d’immeubles vides est transitoire. Le temps pour les propriétaires de céder ou louer les biens. » Tel n’est pas l’avis de l’association Macaq, apôtre de la réquisition citoyenne. Julien Boucher, le fondateur, qui traque les bâtisses abandonnées, en liste 80. Une paille dans la forêt de 75 000 parcelles construites. Mais un parc de logements potentiels qui satisferait bien des locataires sur la touche.
Deux groupes se partagent ce patrimoine. Le cercle très restreint des propriétaires privés. Parmi eux, quelques fortunés parfois fantaisistes, peu soucieux de mettre leur bien sur le marché (lire p. 16) . Des héritiers aux prises avec la succession. Mais aussi des particuliers, en butte aux squatters, au poids des travaux ou aux tracas administratifs. Enfin, des privés « découragés par la fiscalité , note Jean-Luc Mano, chargé du logement à la Ville. La plus-value sur la vente est monumentale. Pour ne pas être taxés un max, ils refusent de vendre ». Le second clan de propriétaires est truffé d’institutionnels, au premier rang desquels l’Etat, qui gère son patrimoine en aveugle, l’éternité devant lui. Les ministères connaissent mal leurs biens en déshérence. Au point que certains immeubles sont désaffectés depuis de nombreuses années (lire p. 12 à 14). Moins enclins à l’inertie, les grands groupes, compagnies d’assurance ou banques, sont mus par une logique spéculative. Sur le thème, langue de bois de la Ville : « Certains institutionnels ont des biens vides. Mais globalement, leurs logements sont loués. » Pourtant, les cas choquants ne sont pas rares. Rues Volney (2 e ), de Surène (8 e ), La Fayette (9 e )… dans tout Paris, les rues aux immeubles esseulés s’égrènent. Tous appartiennent à des compagnies qui tablent sur le vide pour réaliser un coup immobilier. Sans locataires encombrants.
Consciente que le logement cristallise les crispations, la Ville s’affaire. Non sans régler leur compte aux militants qui ont relayé « le chiffre farfelu de 136 000 logements vacants. En fait 14 000 propriétaires d’appartements non loués ont été dénombrés », (lire p. 18) . Quant aux immeubles, la municipalité en a préempté 42, en 2006. Un budget de 210 millions d’euros. Reste que le temps municipal n’est pas le temps militant : les associatifs qui voient des immeubles vides depuis longtemps, crient à l’incurie. En fait, beaucoup sont déjà affectés. Mais les procédures, lentes. Meilleure illustration : le 23 rue du Moulin-Joly (11 e ), préempté fin 2004. Les travaux débuteront en septembre 2007. Dans l’intervalle, la Ville s’efforce de prêter ces immeubles destinés au logement social. Elle a cédé les locaux du 17 rue Gutenberg (15 e ) à l’association Aurore, chargée de l’hébergement d’urgence, en attendant sa réfection en centre de réinsertion pour jeunes. L’Etat n’a pas ces égards. Selon Marc Ganilsy, avocat : « 20% de son patrimoine est vacant, quand il n’est pas sous-utilisé. » Du vide gardé par des vigiles, qui ne fait l’objet d’aucune réquisition. La loi l’autorise pourtant, par décision du préfet, en cas de tension locative. Pas appliquée, elle est contournée par les associations. Leurs avocats défendent une ligne militante : « Délaissés, les bâtiments publics n’appartiennent pas à l’Etat mais aux citoyens, plaide Marc Ganilsy. Ils y ont droit. Ce n’est pas un combat contre le droit de propriété. Mais une optimisation des équipements. » Un vrai chantier.
434 adresses à rénover Des immeubles rue du Nord (18 e ), un autre au 60 rue Championnet (18 e ) et encore un au 4 rue Louis-Bonnet (11 e ). Tous vides. Ils sont insalubres et en attente de travaux. Soit ils seront retapés de fond en comble, soit détruits puis reconstruits. Ce boulot, c’est la Siemp (Société immobilière d’économie mixte de la Ville de Paris), chargée de l’éradication de l’habitat insalubre à Paris, qui s’y colle. 434 immeubles figurent sur sa liste prioritaire. Sur les 224 qu’elle a déjà acquis, 192 ont été vidés, après relogement des habitants. La plupart de ces bâtiments sont en chantier ou sur le point d’être livrés. Une trentaine d’autres attendent le premier coup de pioche. « On fait en sorte que le temps où ils restent vides soit le plus court possible, précise Jean-Pierre Olivier, de la Siemp. ç a peut aller de zéro à un an. » L’avenir des ces adresses est en tout cas scellé : toutes deviendront des logements sociaux.
Isabelle Curtet-Poulner, Maël Thierry
Paris Obs
La grande vacance
500, 1 000, 1 600 mètres carrés… les immeubles prestigieux, propriétés des banques, des compagnies d’assurance ou de l’État sont la cible privilégiée des squatters.
Uniques vestiges de la banque, les coffres, vides depuis trois ans. Et les 1 600 m 2 désaffectés. Avec pour seule visite celle de l’entreprise de gardiennage. Elle était absente, fin décembre 2006, quand un collectif s’est glissé par une fenêtre guillotine, via l’immeuble voisin. Précieux passage : « D’habitude, les associations disent avoir trouvé la porte ouverte. C’est faux, explique Lionel, de Jeudi-Noir. Mais pour être légal, il ne faut pas de “voie de fait”. » Entrer sans effraction est la figure imposée. Le premier soir, le triptyque Dal, Jeudi-Noir et Macaq apprivoise les bureaux, contrôle les installations électriques et trouve les clés : « Accrochées à un panneau, elles étaient même étiquetées. » Ensuite, précaires, artistes, familles africaines en situation régulière… 40 personnes ont élu domicile 24, rue de la Banque, face à la place de la Bourse. Une adresse prédestinée pour ces militants du « ministère de la crise du logement ».
Tous ces immeubles désertés, trustés par les associatifs, ont leur histoire secrète. Celle-ci s’appelle spéculation. En mai 2003, la Lyonnaise de Banque, propriétaire, signe une promesse avec Amex Partners pour 6,3 millions d’euros. Mais la Lyonnaise reçoit une offre supérieure et revient sur son engagement. Suivent quatre ans de procès, gagné en appel par la Lyonnaise, le 6 juillet. Six mois après, son bâtiment est investi par le collectif. La Ville pense acheter mais les 8 à 10 millions d’euros requis ont calmé l’ardeur municipale : « La banque ne doit pas faire un jackpot grâce au squat, avec l’argent du contribuable », dit-on. Une offre de bail emphytéotique est en suspens. En attendant, depuis le 10 avril, le collectif risque l’expulsion. La loi du genre pour ces pourfendeurs de vacuité immobilière. Chacun a sa déontologie. « Le DAL va au conflit. Nous, les Macaq, on part quand le jugement d’expulsion tombe », note Delphine Terlizzi. Le 31 décembre 2005, son groupe a colonisé le 10, rue de Volney (2 e ). Deux bâtiments de 2 500 m 2 « avec marbre, marqueterie, parquet ». Dès février 2006, la banque propriétaire attaque en justice. « Ces établissements prétendent toujours être sur le point de céder. En fait, ils spéculent, en attendant le meilleur moment pour vendre. » Le collectif accapare 1 500 m 2 d’un marchand de biens, délaissés depuis 3 ans, 27, rue de Surène (8 e ). En février 2007, l’expulsion tombe. Nouvelle transhumance 175, rue de Tolbiac (13 e ), dans 800 m 2 de Natexis, libres depuis près de deux ans. Suite au prochain procès.
Squat mode d’emploi
Squatter exige une méthode juridiquement correcte. « On remarque les immeubles déserts à un carreau cassé, des fenêtres sales ou murées, du courrier sous la porte », note Julien Boucher, de Macaq . Viennent ensuite les vérifications administratives. Seul le cadastre est habilité à délivrer un extrait, estampillé du nom du propriétaire. Unique cible des squatters : les immeubles de l’Etat, des banques ou des assurances. Pas les propriétaires privés, épargnés. Une première escouade ouvre le lieu et sécurise le périmètre. Une seconde opère le déménagement, souvent feint, pour ne pas éveiller les soupçons. Et éviter les gros bras de propriétaires à cran : « Un jour, on a vu débarquer un type et ses molosses. Il avait un “contrat” sur nous. Ses gars étaient clandestins. Au mot de “police” : plus personne. » Sitôt dans les murs débute un simulacre d’habitation. Dans un immeuble vide depuis plus de six mois, on devient « occupant de fait » après sept jours. Donner l’impression de l’habiter depuis longtemps tient à « la disposition de la cuisine, ou à une brosse à dents en évidence. » Une main courante déposée au commissariat pour déclarer le domicile, entérine l’intrusion. En cas de contrôle policier, un argumentaire liste les conditions sanitaires « conformes » , le taux d’occupation « cohérent » , l’eau et l’électricité « en règle » . Ne reste qu’à s’impliquer localement. « Notre philosophie n’est pas de spolier un lieu pour vivre en autarcie » . Devant les tribunaux, l’argument est un plus pour obtenir un sursis à l’expulsion.
Isabelle Curtet-Poulner Paris Obs
1, place de Rio-de-Janeiro (8e) Des marchands de biens se disputent le parc Monceau
Portes fatiguées. Carreaux opacifiés de poussière. Manque d’entretien criant. Dressé sur le parc Monceau, l’immeuble tient du vaisseau fantôme. Ses deux appartements par étage résonnent d’un vide, amplifié par les hauteurs sous plafond et la perspective panoramique de l’escalier. C’est dans cette atmosphère sublime et désolée que le collectif Macaq a posé ses valises en février dernier. Julien Boucher, le chef de troupe, avait repéré depuis des mois ce bel immeuble abandonné, propriété d’une compagnie d’assurance égyptienne. Dans ce quartier bourgeois, jaloux de sa tranquillité, la présence du collectif provoque du remous. Premier rebondissement le 15 février : huissiers et policiers font irruption. « Un tel déploiement, on n’avait jamais vu ça. » Le commanditaire est la société Nexity, chargée de défendre les intérêts de son client égyptien. Mais la situation se complique. Un émissaire de la BNP Paribas, « le genre gentleman en costume et pull cachemire » se déclare lui aussi mandant. Pendant des mois, les deux protagonistes se disputent le gâteau : « Personne ne savait lequel des deux était légitime », raconte Julien Boucher. Durant leur empoignade, le collectif joue au troisième larron. « Si ça continue, relève Gilles Béres l’avocat du collectif, dans dix ans les Macaq y sont encore. » Peu à peu, ils parviennent à démêler l’écheveau. Nexity aurait géré l’immeuble vide pendant des années. « A notre arrivée, raconte Julien Boucher, les Egyptiens ont dû leur remonter les bretelles et choisir un autre mandant. Mais Nexity est monté en force pour montrer l’efficacité de son travail. » Une version confirmée par un proche du dossier : « Nexity était le mieux placé pour acheter l’immeuble en cas de cession, raconte-t-il. Il a fait en sorte de le vider de ses locataires pour racheter moins cher. La politique classique du marchand de biens. » Depuis les Macaq, l’immeuble suscite bien des convoitises : « Les professionnels sont un peu nerveux sur le thème, remarque un avocat. D’autant qu’ils voient quatre olibrius dans l’immeuble, quasi intouchables. Tant que Delanoë est maire… » Même la brasserie voisine lorgne sur l’immeuble. Paradoxe : cet engouement risque de faire monter les enchères d’un immeuble qui, squatté, perd logiquement 15% à 30% de sa valeur. Info ou intox : un acheteur du Moyen-Orient serait sur le point de signer la promesse de vente. « L’immeuble a été vendu entre 8 et 10 millions d’euros, assure un proche de l’affaire. Grâce aux squatters, les Egyptiens se sont rendu compte de la mauvaise gestion passée. En fait, le collectif leur a rendu service. »
Isabelle Curtet-Poulner Paris Obs
33, rue de Picpus (12e) L’Agriculture tergiverse
L’immeuble n’est pas gardé. Seulement cadenassé et désaffecté depuis que les services informatiques du ministère de l’Agriculture, son propriétaire, ont déménagé en 1998. En neuf ans, une myriade de projets ont été évoqués. En 2000, le ministère a d’abord voulu y transférer les professionnels des forêts ainsi que son armada de services, disséminés dans ses propriétés du 7 e , rue de Varenne, rue Barbet-de-Jouy et avenue de Lowendal. Loin du 12 e . Autant dire qu’en 2004, le projet capote : « Les 20 organismes concernés n’ont pas pu s’entendre » , dit un proche du dossier. Ensuite, le ministère a pensé louer, puis vendre. Rien n’a abouti. « Ce n’est pas notre gloire, nous en avons conscience. » Aujourd’hui l’administration veut raser puis rebâtir un édifice dix fois plus grand. Un décalque du premier projet, sur fond de contraintes inchangées. Car l’actuel bâtiment tutoie un cimetière et un couvent. Des servitudes assorties d’une interdiction risible : toute vue sur ces voisins silencieux est proscrite. Mais le ministère persiste : « Nous consultons des architectes pour voir si construire est possible. Enfin…nous ne les avons pas encore choisis. Les procédures du marché ralentissent le rythme qui n’est déjà pas effréné. » L’immeuble dort. Il n’est ni altéré par ces années d’oubli, ni vétuste. Il n’est pas insalubre. Mais vide, simplement vide.
Isabelle Curtet-Poulner Paris Obs
47, rue de la Colonie (13e) Hôpital Sainte-Anne : le divan abandonné
A l’entrée, la porte blindée ouvre sur cinq étages et 1 013 m 2 . Un ensemble intact depuis neuf ans. En 1998, l’hôpital Sainte-Anne achète ce bâtiment pour implanter un foyer pour jeunes atteints de troubles mentaux. Mais le projet concurrent de l’hôpital Cochin remporte la mise. Et le 47 rue de la Colonie perd sa raison d’être. Dès lors, son devenir dépend d’une administration à la mécanique kafkaïenne. Procédures encadrées, indécision collégiale, desseins obscurs : l’inertie gagne. « Nous avons conservé l’immeuble en attendant qu’un autre projet soit développé. Pour ce type de programme, la planification est quinquennale », jargonne le directeur de l’hôpital. Les années se succèdent, le bâtiment reste désert. Réduit à sa propre usure. « Pour toute décision, il faut l’approbation de notre ministère de tutelle. » L’administration gère du vide, encouragée par la flambée de l’immobilier qui promet de juteux bénéfices. Aujourd’hui, quasiment dix ans après, la vente serait lancée. A son rythme : « Il faut respecter le code des marchés publics. Emettre un appel à la concurrence. Tout devrait être formalisé en juin. » Et vendu au prix du marché. Une belle affaire : grâce à cette manne, l’hôpital compte acheter, sectorisation oblige, un bâtiment dans le 16 e pour y installer… un foyer pour jeunes.
Isabelle Curtet-Poulner Paris Obs
6, rue Saint-Maur (11e) Le ministère de l’économie “finance” le squat d’artistes
Au ministère de l’Economie et des Finances, c’est l’étonnement : « Ah, c’est à nous, le 6 rue Saint-Maur ? Première nouvelle. » Les services se renvoient l’adresse. La gestion immobilière ignore tout du bâtiment. La direction des domaines, pourtant responsable des successions et des biens vacants, décline toute compétence. France Domaine, chargé de vendre les biens de l’Etat, finit par répondre, le plus évasivement possible : « L’immeuble a été occupé par des squatters quand le ministère a décidé de le vendre. » La défense classique de tout propriétaire négligent. En fait, les associatifs avaient repéré les lieux depuis belle lurette avant de les investir, en octobre 2005. Et de redonner vie à ces 540 m 2 sur deux étages, avec cour intérieure et jardin. L’ensemble, scindé en classes et salles de conférences, est en « super bon état », note Delphine Terlizzi, marraine de l’assaut. Et idéal pour un squat artistique. Auparavant, ce bâtiment abritait l’école de formation de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Depuis son déménagement à Montreuil, en 2003, il était abandonné à son sort. « L’ancien gardien est venu nous voir, ravi qu’il soit enfin habité. Pour lui, garder du vide était inconcevable. » Au bout de six mois, le collectif a aussi reçu la visite d’un huissier. Il a constaté la présence de dix résidents, des artistes qui accueillent le public du mardi au samedi. Festival des enfants, cours d’informatique pour seniors, compagnies de danse, théâtre, marionnettes… le collectif a mis sur pied des animations pour 1 euro de l’heure. Une cagnotte qui paie les frais d’intendance et les repas offerts chaque soir. Un moyen aussi de justifier l’occupation des lieux devant les tribunaux, voire de bénéficier d’un délai. En novembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris a accordé 18 mois de sursis au collectif. Du jamais vu. « D’habitude les juges s’en tiennent aux deux mois réglementaires », souligne un avocat. « Pas de projet, aucun plan : le ministère n’avait rien dans sa besace, relève Delphine Terlizzi. La juge a estimé qu’un lieu occupé par un collectif vaut mieux qu’un site vide et muré. » Le ministère a fait appel. Verdict le 11 mai.
Isabelle Curtet-Poulner Paris Obs
103, rue de Turenne (3e) Madame ne veut pas vendre
rada rêve de s’y installer, les marchands de biens d’en faire des appartements de luxe à 10 000 € le mètre carré, et le maire du 3 e , Pierre Aidenbaum, d’y caser du logement social. Peine perdue. Malgré les apparences – fenêtres murées, graffitis… – l’ancien « Comptoir des Chocolats et Alcools », c’est écrit dessus, un bâtiment de 900 m 2 au croisement des rues de Turenne et Vieille-du-Temple (3 e ), vide depuis dix ans, n’est pas à vendre. Monique Piffaut, sa propriétaire, y tient trop. Sa mère y vendait dans les années 60 de goûteux cadeaux d’entreprise, les fameux chocolats et alcools. « Madame », comme on l’appelle, a aussi prévu qu’en temps voulu le bâtiment reviendra à sa fondation en faveur des enfants hospitalisés. Et pour l’heure, elle y mettrait bien ses bureaux et appartements… Quand elle aura le temps. A 68 ans, elle dirige la société Turenne-Lafayette, qui détient les marques William Saurin, Garbit, Panzani, Paul Prédault… Et « avec 3 000 salariés, ce n’est pas facile », résume Monique Férel, sa « secrétaire personnelle » . Sauf que le maire, lui, s’impatiente.
Dès 2001, il propose à Monique Piffaut de racheter « cette verrue sur le plus beau carrefour de l’arrondissement » . Une idée des riverains. Refus. Il lui demande alors de rénover. Rien. Puis menace, fin 2002, d’engager la procédure pour l’exproprier. Là, Madame dépêche un architecte. « Un bras cassé invraisemblable, raconte un témoin. Il prévoyait de détruire une façade pour y mettre un mur de verre avec un rideau ! » Congédié. Le maire revient à la charge en 2004. Nouvel architecte, nouveau projet. En septembre 2006, après moult tracasseries administratives, le chantier commence. Pour cesser en octobre : l’échafaudage n’est pas réglementaire ! Le maire tempête : « C’est honteux ! On recherche désespérément des immeubles et elle laisse le sien se dégrader ! » Au début, admet Monique Férel, « Madame a négligé ses affaires personnelles pour ses industries » . Mais depuis trois ans, elle y met du sien. La secrétaire promet que les travaux commenceront en mai. Pour un an. Après quoi le rez-de-chaussée deviendra un showroom de jambons et saucisses cocktail. Juste à côté du grand appartement de John Galliano et de la petite maison de Christian Lacroix.
Morgane Bertrand Paris Obs
2, rue des Panoramas (2e) Mystère autour du propriétaire
Avec ses fenêtres opaques de saleté, on jurerait cet immeuble-placard (40 m 2 au sol sur 4 étages) abandonné. Tout semble vide. Le rez-de-chaussée a hébergé un bar à filles, une sandwicherie, et cherche repreneur depuis plus d’un an. Mais c’est surtout le duplex des 2 e et dernier étages qui pose question. Le propriétaire est introuvable. Selon le cadastre, il répondrait au nom de Philippe Ajoux : « Je me suis renseigné quand j’ai voulu racheter l’immeuble, raconte le propriétaire du Truskel, le bar voisin. Mais le Philippe Ajoux que j’ai trouvé dit que ce n’est pas à lui ! ». La troisième copropriétaire, une psychologue italienne qui vit à Pise et a acheté un pied-à-terre à l’entresol il y a 25 ans, n’en sait guère plus : « Je cherche à lui parler depuis des années mais n’ai que sa boîte postale. » Elle a renoncé. Et loue. A Michel Barbe, 58 ans, unique et très discret occupant de l’immeuble, retraité de La Poste, qui a sa petite idée : « L’appartement va être mis en vente. Le père est décédé, c’est une histoire de succession. » Il le sait d’un « mec de la famille », passé il y a peu. Qui n’a pas laissé sa carte.
Morgane Bertrand Paris Obs
23, boulevard de Ménilmontant (11e) Héritière et croque-morts
Façade soutenue d’étançons, fenêtres aveugles : cet immeuble du boulevard de Ménilmontant résiste grâce à des sparadraps métalliques. A son pied, une boutique de pompes funèbres, idéalement placée, dévisage le Père-Lachaise. Depuis 1918, le marbrier funéraire Maubrey loue intégralement cette bâtisse, aujourd’hui vide. Pour 3 529 € par trimestre. La propriétaire, elle, croule sous les ennuis depuis qu’elle en a hérité, en 1976. « L’immeuble a été construit par mes arrière-grands-parents, dit Christine Jeanneret. Il comptait des balconnets, des corniches ouvragées. La maison Maubrey s’est employée à le détruire avec méthode en dégradant balcons et façade. » Son bail d’époque permet aussi au marbrier de sous-louer. Une vraie rente : « Il percevait plus que le prix de son loyer » . Impossible de l’écarter : « Avec sa situation commerciale, je devrais lui verser deux millions d’euros de dédommagement. » Devant les tribunaux, le différend se solde par un ravalement à la charge du… locataire. Mais à lui seul, ce contentieux n’explique pas les cicatrices qui balafrent l’immeuble.
Début 90, la Ville acquiert le bâtiment mitoyen. Accolés, les deux édifices se soutiennent. Mais en 1995, le siamois est rasé et un ensemble de logements voit le jour à cinq mètres. Trop loin. Privé de tuteur, l’immeuble subit un premier choc. Et les inepties s’enchaînent. Le nouvel édifice s’enracine à cinq mètres. Son aîné, lui, est dépourvu de sous-sol. Le déséquilibre déstabilise sa structure. Suivent départ des sous-locataires, travaux d’urgence et procès. Christine Jeanneret gagne contre la municipalité et Bouygues. Avec ses indemnités, e lle brave les défis techniques. « Il faut abaisser les profondeurs de l’immeuble au niveau de celui de la Ville, explique Jean-Pierre Duthoit, l’architecte. Et sans endommager le voisin. » Les travaux devraient s’achever en juillet. L’héritière en paiera une partie. Pourvu que ce trésor de famille retrouve son éclat d’origine.
Isabelle Curtet-Poulner Paris Obs
61, rue Ganneron (18e) Duel de dames
Depuis plus de deux ans, un hangar bas et décrépit, 180 m 2 à l’angle de la rue Ganneron et de la villa Saint-Michel, suscite la discorde. D’un côté, la propriétaire et sa fille. Elles ont prévu de tout raser pour construire un immeuble de quatre étages, d’y habiter et de louer les six appartements restants. De l’autre, deux femmes de la villa Saint-Michel, l’une traductrice, l’autre chef de cabine chez Air France, qui voient d’un très mauvais œil l’érection du bâtiment sous leurs fenêtres. Raison suffisante pour introduire un recours, début 2006, contre le permis de construire. Rejeté. « Tout est réglementaire », explique-t-on à la mairie du 18 e . Second recours au tribunal administratif. « L’une d’elles m’a appelé trois fois parce qu’elle voulait acheter un appartement dans l’immeuble. », balance l’architecte « J’ai juste mené l’enquête », réplique l’intéressée . L’affaire attend son jugement. Et dix artistes-squatters, leur expulsion. Un an qu’ils sont là. Toujours bénéficiaires de la guéguerre.
Morgane Bertrand Paris Obs
Toc, toc, y’a quelqu’un ?
En 1999, l’Insee estimait que 10% des appartements parisiens étaient vides. Un pourcentage scandaleux… ramené, en 2007, à 2%, selon des études menées sur le terrain par la Siemp*.
C’est l’histoire d’une petite maison dans l’est de Paris, nichée au creux d’une cour entre deux grands immeubles : un étage, un grenier, une cave et un minuscule jardin. Un rêve de Parisien… qui a été pendant trente ans un cauchemar pour la famille d’Isabelle. A l’origine, la modeste bâtisse a été achetée par les grands-parents dans les années 60, en même temps qu’un immeuble de cinq étages. Un héritage empoisonné pour les nombreux enfants qui n’arrivent pas à s’entendre sur l’indispensable rénovation des bâtiments. Les lieux se dégradent, les locataires les quittent peu à peu. La maison se transforme alors en immense squat avec dégâts et problèmes d’hygiène inhérents. « C’était l’horreur, ils ont tout cassé », se désole Isabelle, la quarantaine. Au début des années 80, la galère prend totalement l’eau : une cigarette mal éteinte déclenche un incendie. La maison est vide depuis vingt ans. Quasiment en état de ruine. L’appartement de Mamadou dans le 11 e , est, lui, resté inhabité pendant plus de dix ans. Initialement, il appartenait à son cousin. « Il aurait dû faire des travaux, admet Mamadou. Les locataires n’ont plus payé, des squatters se sont installés . » A la mort de son cousin, il rachète le bien complètement délabré. Il lui faudra 45 camionnettes pour vider son 41-m 2 des déchets divers laissés par les anciens occupants.
Sous prétexte d’insalubrité
Ce scénario catastrophe n’est pas la règle. N’empêche, selon le dernier recensement de l’Insee, en 1999, la capitale recèlerait 136 000 logements vacants, soit 10% des habitations parisiennes. Un chiffre scandale au regard des milliers de mal-logés et des tentes de SDF installées sur le macadam parisien. Mais sur le terrain, l’ampleur du phénomène semble surestimé. En 2002, la Siemp est chargée d’identifier les propriétaires de ces logements vides qui n’entrent pas dans le cadre de la loi sur les réquisitions. Pour recouper les estimations, elle se tourne d’abord vers le fichier EDF qui recense les compteurs d’électricité inactifs. Le chiffre de l’Insee est alors réduit de moitié. Une donnée encore approximative : plusieurs appartements peuvent avoir été regroupés – il ne reste alors qu’un seul compteur.
Autre outil : le fichier des impôts qui recense les propriétaires qui paient la taxe sur les logements vacants. Elle pénalise ceux qui ont laissé leur bien vide depuis au moins deux ans. La Siemp a dû batailler jusqu’à la fin de l’année 2005 pour obtenir une copie de ce fichier. Le nombre des logements vacants passe alors à… 12 000. Là encore, il faut compter avec les resquilleurs qui arguent d’un logement secondaire ou de l’insalubrité des lieux car la taxe ne s’applique qu’aux habitations de confort minimum et vides de meubles. Pour avoir une idée plus juste, la Siemp organise plusieurs études de terrain dans le 16 e et dans le 11 e sur des zones limitées à 5 000 logements. Porte-à-porte, enquête de voisinage, vérification des boîtes aux lettres, la conclusion s’impose : 2% des logements seraient réellement inoccupés à Paris. Les biens vacants appartenant à des personnes physiques seraient donc entre 15 000 et 20 000.
L’écart avec l’Insee est énorme. Les agents du recensement considèrent-ils qu’une porte fermée signifie automatiquement que l’espace qu’elle protège est vide ? L’Insee se défend et estime que sa marge d’erreur reste faible. D’ailleurs, l’institut indique une baisse de son estimation sur les logements inoccupés entre 1999 et 2004 (début du nouveau recensement réalisé sur cinq ans), mais là encore, ses chiffres, – moins de 1% de diminution de logements vacants –, ne croisent pas ceux de la Siemp. Pour Jean-Jacques Guillouet, de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France (Iaurif), les appartements recensés vides par l’Insee sont simplement en rotation, libres pendant quelques semaines ou mois entre deux occupants. La vacance n’est qu’une conséquence de la mobilité des Parisiens et non d’un dysfonctionnement du marché. D’ailleurs, selon lui, si le taux de vacance est passé de 2% en 1962 à 10% en 1999, ce n’est pas le signe d’une dégradation de l’immobilier parisien. Au contraire. « Lors du recensement de 1962, la situation était très tendue à Paris. Les gens devaient même habiter dans des caves… Depuis on a beaucoup construit. Les transports en commun se sont développés, les gens ont pu s’installer plus loin. »
Les 136 000 logements recensés vides en 1999 ne constituent donc pas un gisement comme l’espérait la Ville. Restent les 15 000 à 20 000 estimés : des petites surfaces essentiellement – les trois quarts sont des studios et des deux-pièces, moins rémunérateurs que de grandes habitations. Disséminés dans Paris, ils se concentrent tout de même dans l’Est et le Nord, où les prix sont moins élevés. Leurs propriétaires, franciliens pour les deux tiers, avancent plusieurs explications à ce vide : ils n’ont pas les moyens de gérer des travaux, ont peur des mauvais payeurs, ou encore ont envie de disposer de leur bien au moment voulu.
Les vieilles pierres, ça parle
Comme beaucoup de ces logements vacants, la maison d’Isabelle entre dans la première catégorie, celle des travaux trop lourds à porter pour des propriétaires. Sans aide publique, la jeune femme n’avait pas les moyens de rénover son bien. Son salaire de cadre moyen et les petites retraites des copropriétaires n’arrivaient pas à convaincre les banquiers. Entre le voisinage en colère et les pouvoirs publics menaçant de mise en péril, Isabelle s’est sentie très isolée : « On nous faisait comprendre que si nous étions propriétaires, c’était que nous en avions les moyens, que nous étions de sales exploiteurs. » Un cliché qui a la vie dure. « Nous avons été surpris de découvrir beaucoup de gens dépassés » , se souvient René Dutrey, élu Vert du 14 e et président de la Siemp de 2001 à 2006. Dépassés, mais qui ont du mal à se séparer d’un lieu où ils ont des souvenirs. « On s’est aperçu que la vacance chez les propriétaires physiques relevait souvent du sentimental » , constate Marthe Bedubourg, agent de la Siemp. Isabelle aurait pu tout lâcher, s’offrir des vacances et vendre à un promoteur. « J’ai vu mes grands-parents, partis de rien, travailler pour pouvoir laisser quelque chose à leurs enfants. Ce n’était pas pour tout démolir et reconstruire des immeubles identiques à ceux du quartier, s’insurge-t-elle. Dans Paris, il n’y a plus beaucoup de maisons individuelles. Et puis les vieilles pierres, ça parle… » Aujourd’hui, elle voit le bout du tunnel. Bientôt, sa maison aura de nouveau des locataires. Mais elle ne commencera à gagner de l’argent sur son bien que dans quinze ans.
(*) Société immobilière d’économie mixte de la Ville de Paris.
Ingrate mission logements
Décevant. En 2002, la Mairie confie à la Société immobilière d’économie mixte de la Ville de Paris (Siemp) la mission de remettre à la location des logements vides parisiens. 500 par an, espère-t-on. Très vite, l’objectif est revu à la baisse : 240 par an. Premier écueil : trouver les propriétaires. La société a longtemps tâtonné, tenté les tracts, la publicité dans les journaux, sur les panneaux publicitaires, dans les mairies de quartier… pour diffuser son slogan « Louez gagnant ». « Nous pensions que nos propriétaires étaient en province, se souvient Thierry de Sainte-Marie, directeur délégué de la Siemp. Mais la campagne en région a été un échec. »
Fin 2005, la Siemp obtient le droit d’utiliser le fichier de la taxe sur les logements vacants. Sur les 12 000 personnes contactées, 9 sur 10 affirment ne pas être concernées… Difficile de convaincre les autres. « Je voulais relancer les propriétaires régulièrement, mais la Cnil [Commission nationale de l’informatique et des libertés, ndlr] nous a imposé une seule lettre par an. Difficile de faire plus dans ces conditions », regrette le Vert René Dutrey, ancien président de la Siemp. Pourtant les conditions proposées aux propriétaires par la société d’économie mixte sont alléchantes : entre 45 et 55% du financement des travaux pris en charge, et le paiement des loyers garanti. Sauf qu’en contrepartie la société exige des propriétaires un loyer dit « maîtrisé » (aujourd’hui 16,35 € /m²) pendant 9 ans, et impose comme locataires des demandeurs de logement social à Paris. Le bilan est modeste : 710 engagements depuis 2003, dont 540 relocations effectuées.
Cécile Bontron Paris Obs
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en pièce jointe…
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http://www.educationsansfrontieres….
Demain Tv : recherche logement désespérément
Recherche logement désepérement
1ère diffusion le 7 avril
De quoi demain sera fait ? Se loger en France est-elle devenue la principale préoccupation des français ? Comment parvenir à trouver un toit lorsque le niveau de vie continue de dégringoler ? Comment faire lorsque l’on a déjà du mal à bocler son budget ? Est-il normal qu’il manque plus d’un million de logement en France ? André Bercoff et ses invités tentent d’y répondre dans ce nouveau numéro de De quoi demain sera fait ? Les invités
Pierre Jarlier, membre du groupe UMP, architecte de profession, Sénateur du Cantal et rapporteur du projet de loi » Droit au logement opposable » au Sénat.
Patrick Doutreligne, délégué général de la fondation Abbé Pierre.
René Pallincourt, Président de la Fnaim (Fédération Nationale de l’Immobilier).
Manuel Domergue, militant de l’association Jeudi Noir.
Annie Guillemot, maire de Bron, conseillère générale et vice présidente de la communauté urbaine de Lyon, représente l’Association des Maires de France. Bibliographie
L’état du mal-logement en France, rapport annuel 2007 de la Fondation Abbé Pierre. Ce rapport est également consultable en ligne sur leur site [+]
Le Scandale du logement, Marie-Noëlle Lienemann, aux éditions Jean-Claude Gawsewitch.
